Dans l’évangile de Saint Jean, on peut lire que Jésus disait aux juifs incrédules :
« Vous, vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut.
Vous, vous êtes de ce monde ; moi je ne suis pas de ce monde. »
Autrement dit, Jésus vient du ciel, et nous nous venons de la terre.
D’ailleurs Jean-Baptiste dira dans son ultime témoignage en parlant de Jésus:
« Celui qui vient d’en- haut est au-dessus de tous ; celui qui est de la terre est terrestre et parle en terrestre. »
Ainsi le Fils de Dieu est venu du ciel tandis que, même si nous sommes nés dans une famille chrétienne, nous venons du monde, et nous sommes obligés de faire ce que fait le monde pour nous sociabiliser dès notre plus jeune âge.
Nous avons donc tous besoin d’être convertis pour pouvoir retourner à Dieu, comme l’enseigne la parabole du fils prodigue de l’évangile de Saint Luc dans les trois paraboles de la miséricorde.
Hélas ! Beaucoup d’entre nous disent « qu’ils sont tombés dedans quand ils étaient petits » en pensant qu’ils sont déjà convertis, comme s’ils avaient un droit de naissance par rapport à leurs frères humains.
Bien sûr, c’est faux !
D’ailleurs, ces gens là sapent toute l’église par leur comportement obséquieux de premiers de classe, car ils agissent comme si tout était à leur seule disposition.
On les voit souvent au service du culte Divin, car ils aiment se donner de l’importance à leurs propres yeux.
Aussi, ont les reconnait aisément puisqu’ils forment toutes sortes de groupes bien encadrés d’où sont bannis tous ceux qui ne sont pas de la même opinion religieuse qu’eux.
Ils sont toujours prêts à vous donner des exemples de sainteté.
Dès qu’il y a une fête, ou une grand messe, ils sont toujours là, et ils s’auto félicitent, comme le font souvent les prêtres entre eux.
Mais, quand il s’agit de faire des efforts pour prier en groupe, ou seul, curieusement, ils disparaissent.
Le plus incroyable ; c’est que des ministres du culte les citent en exemple en les mettant souvent sur le devant de la scène, car ils excellent à se produire à la face du monde.
Ils donnent beaucoup d’argent, et ils sont encensés par les prélats qui s’extasient devant leur nombreuse famille.
Ils sont toujours aux pots de l’amitié, comme s’ils avaient adhéré à un parti politique.
Quand ils marient leurs enfants, toute l’église est pleine, et ils ont toujours la caméra à la main, ou un appareil photo qu’ils utilisent « à tout va » pour s’extasier plus tard à la vue de leur progéniture accolée aux représentants de leur religion.
Le prêtre est souvent à leurs pieds, et il fait parfois « la claque » pour chauffer l’atmosphère afin que toute ses « ouailles» soient contentes.
Hélas ! Il y a beaucoup moins de chrétiens que l’on pense, puisqu’il faut être vraiment converti pour pouvoir suivre le Fils de Dieu.
La conversion chrétienne
Dans la parabole du fils prodigue, le jeune homme dit :
« Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne mérite plus d’être appelé ton fils ». Ceci doit nous faire comprendre que le retournement (la conversion) exige un acte de contrition, ainsi que la décision de ne plus jamais pécher.
Le monde s’éloignant de Dieu, le converti prendra alors garde de ne plus s’associer aux plaisirs des gens du monde, puisque ceux-ci ne suivent pas Jésus, comme Il l’a demandé.
En effet, le converti ira à contre courant du monde en affrontant
turbulence sur turbulence (les nécessaires tribulations du croyant,
soulignées par Saint Paul) jusqu’au moment où il sera dans le courant de l’Amour (absorbé en Dieu). C’est le chemin ! Il n’y en a pas d’autres !
Contrairement à une « masse » de soient-disant chrétiens qui pense qu’on peut être du monde tout en étant en Dieu.
Une vieille dame fort respectable qui ne priait pas assez me disait ces mots pour souligner son incapacité à se donner vraiment à Dieu.
« Tous les jours je fais un pas en avant (en aidant les autres pour aller vers Dieu), puis tous les autres jours je fais un pas en arrière (en me mêlant des choses du monde), car je ne peux pas faire autrement ».
Elle était très honnête.
Mais, combien qui se disent à tort chrétiens peuvent en dire autant ? Il y aurait 2,7 milliards de chrétiens sur la terre.
J'ai lu qu'un Ivoirien dont je tais le nom a écrit :
« Il n’y a pas deux milliards de chrétiens, il n’y a qu’environ neuf cents millions d’authentiques chrétiens ». Et bien, ca aussi, c’est faux !
Car, si c’était vrai, la terre serait un véritable paradis, si on songe à ce qu’on été capables de faire seulement douze apôtres. En vérité, il doit y en avoir quelques millions, quelques milliers. Et, peut être moins encore.
C’est dans le secret de Dieu.
Que le Seigneur qui nous appelle à la conversion nous donne la grâce de comprendre ce que veux dire « priez sans cesse » réclamé par Jésus.