Témoignage de ma conversion au Christ.
A toi qui souffre.
A toi qui pense à te suicider.
Lis ces lignes et tu verras que DIEU T'AIME! personnellement et qu’il attend le moment de te remplir de son Amour.
Je t’embrasse.
Jean-François.
Je vais être un peu long dans mon exposé, et je m’en excuse puisque je dois parler d’une partie de mon existence afin de bien mettre en évidence les éléments de ma vie qui m’ont amené à la conversion au Christ.
Ma mère s’étant marié à l’église rejetait peu de temps après tout ce qui venait du catholicisme.
A cette époque, elle avait aussi rejeté son mari et sa famille pour des raisons que je connais, et pour d’autres qu’elle seule connaissait et qu’elle a gardé jusqu’à sa mort.
Après cela, mon frère ainé et moi avons été « baladé» dans des logements que des habitants charitables nous permettaient d’occuper provisoirement.
Nous étions au bord de la mer, en Bretagne.
Puis, nous nous sommes installés dans un chalet de vacances qui devait revenir à mon père par voie d’héritage.
Nous avons été jusqu’à sept enfants, mais nous sommes restés six car Pierre devait décéder trois jours après sa naissance.
A la maison, nous jurions souvent contre Dieu et il ne faisait pas bon à une sœur catholique de venir quémander chez nous.
Nous étions très pauvres et ma mère faisait quelques ménages pour que nous arrivions à subsister.
Ma mère était très courageuse.
Mais si certains l’admiraient, nous n’étions pas pour autant vraiment acceptés dans le village.
J’ai cru, à l’âge de six à huit ans, que tout le monde était gentil en voyant que j’étais aimé par les gens de mon environnement immédiat (école, amies de ma mère etc…). Hélas !, pas pour longtemps puisque vers l’âge de huit ans j’étais mis en face d’actes de méchancetés qui ont commencé à me faire sortir de ma naïveté.
Jusqu’à cet âge là j’étais, comme on dit, « une bonne pâte ».
A cette époque, je dois le dire, il y avait eu dans la maisonnée plusieurs interventions très violentes qui m’avaient « choqué » profondément. Même si, en ce temps là, quelque chose de bon s’était produit puisque ma mère qui n’avait pas vraiment rejeté Dieu nous avait amené à la ville voisine pour que nous ayons une éducation protestante.
Avec mon frère ainé, j’y ai été un ou deux ans pour écouter le pasteur, et souvent ma mère était là.
C’était un homme admirable.
J’étais enthousiasmé par les batailles de Josué, mais je ne comprenais rien aux Psaumes.
A l’occasion d’un repas, le pasteur se mit à nous parler très sérieusement de Jésus.
Je crois que j’ai été très « touché » puisque, à partir de ce jour là, j’ai gardé ce Jésus dans mon cœur.
J’étais très timide, et avec ce que je « traversais », Jésus m’aidait déjà dans mes intenses souffrances psychologiques.
En effet, le soir je me voyais souvent sur la croix où j’étais blessé par toutes sortes de gens, et cela me permettait d’évacuer mes problèmes. En vérité, je l’aimais, mais je ne le savais pas !
En ce temps là, il n’y avait pas d’enseignement sur la sexualité.
On se débrouillait comme on pouvait.
C'est-à-dire très mal !
Une fille ; il fallait « se la faire » !
Alors, vous imaginez le désastre pour un gamin de onze ans.
D’autre part, je me souviens que j’avais accompagné deux fois ma mère qui avait rendez vous avec un « galant ».
D’ailleurs, elle avait aussi un ami qui venait de temps à autre la voir.